lundi 15 septembre 2008

Dobermann


Doberman, c'est le far-west. Et pourtant, l'action se déroule en France au 20e siècle.
On se retrouve donc avec une bande de "desperados" qui n'ont pas froid aux yeux, et qui ont l'intention de faire ce qu'ils veulent quand ils veulent.
Faut dire que le Dob', il s'est fait offrir son premier flingue à son baptême. Quand il a son arme au poing, pour lui ce n'est que le prolongement de son bras. Et pour ses potes, c'est la même.
Ils braquent des banques, des fourgons blindés, tuent les flics à la grenade ou au lance-roquettes... Avec Vincent Cassel, Monica Bellucci (elle avait vraiment de la gueule Monica, quand elle n'était pas encore pleine de botox) et Tchéky Karyo, le temps passe à une vitesse hallucinante et ça dégage.
On a aussi quelques bonnes séquences d'humour. Entre la chanson gitane en hommage au chien de Pitbull, prêt à désosser n'importe quel flic pour abreuver sa soif de vengeance, les anecdotes du prêtre, et les parties de tennis, ce n'est que du bonheur.
En France il faut avouer qu'on n'est pas très doué pour les films d'action, mais celui-là est vraiment à voir pour tous les amateurs du genre.

300


Que l'on me pardonne l'expression, mais rien que la bande-annonce "me faisait faire pipi dessus". Ce film, je l'ai attendu pendant plus de trois mois jusqu'à ce qu'il ne sorte en mars 2007. Et ça valait le coup d'attendre, croyez-moi... En mettant de côté toutes les polémiques autour de ce film qui tendraient à nous rendre tous paranoïaques, je ne pourrais dire qu'une chose : quelle claque !

Par quoi commencer...? Tout d'abord, l'histoire est à prendre avec des pincettes. Même si le film est fondé sur des faits ayant réellement eu lieu, le réalisateur a adapté la bande-dessinée de Franck Miller, 300. Il n'a pas tenté de faire une reconstitution historique, loin de là.

Venons-en au film. À Sparte au 4e siècle avant JC, il valait mieux ne pas naître difforme, sinon on risquait de faire un plongeon du haut d'une falaise. Les garçons normalement constitués étaient sélectionnés, tandis que les plus robustes étaient envoyés très jeunes dans des centres d'entraînement intensifs pour en faire des soldats d'élite. L'introduction du film, c'est pour montrer que ces Spartiates, c'était pas des tapettes.

C'est pourquoi Léonidas, incarné par Gerard Butler, n'hésite pas à partir avec sa garde personnelle de 300 hommes à la rencontre de l'armée de Xerxès, roi perse, estimée à environ un million d'hommes. Là on se dit évidemment : Wouah ! rien que ça ?". C'est sûr que lorsque le plus grand honneur pour un Spartiate est de mourir au combat, cela donne envie de partir gaiement se faire massacrer. Heureusement pour nous, ils décident tout de même de résister à l'ennemi et nous donnent l'occasion d'assister à quelques bonnes batailles pendant deux heures. Et les batailles en toute franchise, de vraies tueries. Les chorégraphies, les effets visuels et le travail des couleurs, tout est superbe, purement jouissif. J'ai eu la chance de voir le film en VO, et même si le doublage en français n'est pas mauvais, cela ne vaut pas le coup de se passer de la voix d'un Gerard Butler qui motive ses troupes. Quel organe !

samedi 13 septembre 2008

Le Dîner de cons


Vous avez une passion et vous adorez en parler ? M. Brochant se fera un plaisir de vous inviter à son dîner mercredi soir.
Inutile de le présenter, mais pour les incultes on ne sait jamais.
Le Dîner de cons est LA référence de ces 20 dernières années en terme de comédie. Lorsque les Américains et les Anglais comptent plus sur les mimiques, certes hilarantes, de Jim Carrey et de Rowan Atkinson, Francis Veber nous offre des dialogues et un scénario écrits d'une main de maître. Quiproquos, jeux de mots, situations cocasses, les gags s'enchaînent dans ce film à une vitesse folle. Et que dire de la performance de Jacques Villeret, plus en forme que jamais dans le personnage de François Pignon, devant un très grand Thierry Lhermitte, dans le rôle d'un Pierre Brochant déboussolé...
Bref, vous pouvez regarder ce film plusieurs fois dans la même journée, non seulement vous ne vous en lasserez pas, mais vous rirez toujours autant qu'à la première vision. Du grand art !

vendredi 12 septembre 2008

Sin City


Sin City est une ville où le vice est roi. Le théâtre de quatre histoires entremêlées dans lesquelles le personnage principal tient le rôle d'un justicier qui agit pour une femme. Avec des répliques percutantes, et des scènes parfois ultra-violentes, Robert Rodriguez, une étoile montante du cinéma américain adapte la bande-dessinée de Franck Miller en faisant appel à un casting impressionnant : Bruce Willis, Mickey Rourke, Clive Owen, Brittany Murphy, et la meilleure pour la fin, la magnifique Jessica Alba...
Un des plus beaux films en matière d'effets visuels et de travail de l'image, où l'on mélange d'une façon inhabituelle le noir et blanc, et la couleur.

The Usual Suspects


Mais qui est Keyser Söze ? Existe-t'il vraiment ? Ces questions, vous vous les poserez tout au long du film...
Keyser Söze est seulement connu de réputation comme étant un mafieux extrêmement intelligent et un tueur redoutable, au point qu'une légende tourne autour de ce fameux nom. Tout le monde a déjà bossé pour lui ou pour un gars qui bossait pour lui, mais personne ne l'a jamais rencontré.
C'est ainsi que Verbal Kint, magistralement interprété par Kevin Spacey, va raconter l'histoire qu'il a vécue avec ses compères, alors qu'ils effectuaient une mission pour "Le Diable" en personne, et dont il reste le seul témoin capable de parler.
Bryan Singer signe là un chef-d'oeuvre parmi les thrillers. À voir et à revoir pour saisir tous les détails qui pourraient nous avoir échappé, même si la première fois reste indéniablement la meilleure.

Le Péril Jeune


Le deuxième long-métrage de Cédric Klapisch, et le premier avec Romain Duris.
Un groupe de cinq lycéens des années 70 vivent leur année de terminale de façon plutôt décontractée. Des manifestations étudiantes où tout le monde manifeste sans savoir pourquoi, mais profite de l'occasion pour dire qu'ils ne sont pas d'accord ; des premiers amours en passant par la drogue (à noter une scène excellente de trip sous acide).
Cédric Klapisch montre ici une représentation de la jeunesse lycéenne, inconsciente et fière de l'être. Impossible de ne pas s'identifier aux personnages au moins une fois au cours du film, qui retranscrit une réalité parfois troublante.
Un film riche en émotions !

Les Fumistes - Half Baked


Du grand n'importe quoi, mais toujours aussi bon !
Les Fumistes, c'est l'histoire d'un groupe de quatre New-Yorkais, des purs glandeurs partageant une passion pour la marijuana, vivant ensemble dans leur appartement et dont le plus grand plaisir est de faire tourner un bon gros joint d'herbe après le boulot. Alors que l'un d'eux sort acheter des provisions, il tue involontairement un officier de police, et se retrouve derrière les barreaux. Un de ses trois amis, qui travaille à l'hôpital, va élaborer une combine pour obtenir de l'herbe au laboratoire d'expérimentation. Les trois jeunes gens vont vendre la meilleure herbe de tout New-York pour payer la caution de leur ami et lui permettre de sortir de prison, avant que celui-ci ne commette l'erreur de laisser tomber sa savonnette pendant la douche collective avec les autres détenus...
Un film inconnu du public, car politiquement incorrect, mais à voir pour les délires et les départs en vrille placés à des moments où l'on les attend le moins. Un pur plaisir pour ceux qui ont un esprit un minimum ouvert. Les "coincés" peuvent passer leur chemin, ils s'emmerderont du début à la fin.